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Les bioplastiques plus en détail

Par Maaike Rijk
04-11-2013

Le bio est en plein boom. Le plastique à base de canne à sucre fait partie des développements. Pourquoi cette matière alternative mérite-t-elle d’être prise en compte ?

Les applications du polyéthène (PE) sont nombreuses. Il s’agit du plastique le plus utilisé, il est obtenu par polymérisation de l’éthène, également appelé éthylène. Il y a encore quelques années, le PE était essentiellement obtenu à partir du pétrole et du gaz naturel. Mais, les réserves de pétrole étant en diminution constante, il existe de plus en plus de sources alternatives pour la production de plastique. Comme la canne à sucre, par exemple. Braskem produit chaque année 200 000 tonnes de polyéthylène à base de canne à sucre et est ainsi l’un des plus grands producteurs de polymères bio au monde. Marco Jansen, directeur commercial de Renawable Chemicals, nous en dit plus au sujet de cette matière première relativement récente.

La canne à sucre à l’origine de réductions de CO2
« La réduction de l’empreinte carbone, la pression croissante en ce qui concerne les émissions de CO2 et les réserves de pétrole qui s’amenuisent, telles sont les principales raisons qui poussent à opter pour une alternative bio », commence Marco. « Le sucre de la canne à sucre a une valeur calorique élevée ; ce qui en fait un produit très efficace. Autre avantage par rapport au pétrole, la canne à sucre absorbe le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère pendant sa croissance permettant ainsi de réduire le CO2. Le produit offre en outre d’autres avantages lors du traitement et de la transformation. »



Processus efficace
« Pour obtenir du polyéthylène à partir de la canne à sucre, la plante est coupée et pressée. Ce processus permet d’obtenir du jus de canne à sucre, qui donne de l’éthanol après fermentation et distillation. L’éthanol est ensuite hydraté et transformé en éthylène. Les fibres de la plante sont brûlées, ce qui génère de la bioénergie. L’énergie obtenue est utilisée par l’usine et le reste, vendu. Le tout mis bout à bout, la différence en matière de réductions de CO2 est de plus de 4 kg par kilo de PE produit par rapport aux sources traditionnelles. »

Des forêts équatoriales préservées
Les biocombustibles font souvent l’objet de controverses. Il existe la crainte que les forêts vierges soient sacrifiées au profit des cultures. Qu’en est-il avec la canne à sucre ? « Les forêts brésiliennes sont actuellement bien protégées. La région de la forêt équatoriale n’est pas adaptée en raison des fortes précipitations. La canne à sucre a en effet besoin de beaucoup de soleil mais de peu d’eau. En outre, le type de sol ne convient pas à la culture de la canne à sucre. La région de culture la plus adaptée se trouve autour de la ville de São Paulo. Le Brésil utilise actuellement seulement 20 % des terres agricoles disponibles pour la culture végétale. Moins de 0,02 % de ces terres sont utilisées pour la production de polyéthylène bio. Contrairement à la situation telle qu’elle pourrait être en Europe, il n’y a ici aucun effet négatif sur la production alimentaire. Un potentiel énorme encore inexploité », selon Marco.

Le bio n’est pas biodégradable
Pendant combien de temps un produit bio à base de canne à sucre peut-il être utilisé ?  Marco : « Ces produits se conservent aussi longtemps que ceux à base de pétrole. Bio ne signifie pas automatiquement biodégradable. Le polyéthène à base de canne à sucre peut être retravaillé, il ne se décompose cependant pas plus rapidement que le polyéthylène issu du pétrole ou du gaz. »

De plus en plus d’entreprises reconnaissent les possibilités du bio. Même le secteur alimentaire, où la prudence est de rigueur quand il est question de migration, adopte doucement les matières premières alternatives. Tetra Pak® utilise déjà du polyéthylène haute densité (PEHD) 100 % bio pour ses bouchons. La société a également décidé d’utiliser du matériel bio pour la couche de protection de ses conditionnements pour boissons. Selon Marco, « le matériel bio est aussi sûr que celui issu des sources traditionnelles en matière de migration. »
 



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